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Une saison en jachère

En juillet 2009, le public du Festival de Phalsbourg (France) réservait un accueil chaleureux et enthousiaste à la rétrospective des trois solos de Yann Mercanton («Petites fêlures», «1 = 3» et «Microfictions»). Notre joie était d’autant plus grande que Phalsbourg nous donnait la chance de présenter notre travail dans sa continuité artistique, et ce, sur toute la durée d’un festival de grande qualité qui a fait le pari d’être pointu sans être élitiste.

Une reconnaissance du public qui donne le pas aujourd’hui à des propositions concrètes de tournée dans l’Hexagone puisque des diffuseurs et des programmateurs français s’intéressent de près au travail que propose l’ôdieuse compagnie. Nous avons donc pris la décision de ne pas proposer de nouvelles créations cette année afin de concentrer nos efforts sur la reprise de trois de nos spectacles.

C’est ainsi que «Microfictions» sera la seule production à représenter la Suisse dans le plus important festival francophone en Europe: Les Francophonies en Limousin (septembre 2009).

En revenant de Limoges, l’ôdieuse compagnie aura l’énorme plaisir d’ouvrir la saison du Bicubic à Romont avec le spectacle «A tapette et à roulette» que l’on retrouvera également pour l’ouverture du Festival Rire & Découvrire à Saint-Prex.

Dans la foulée, nous répondrons à l’invitation bruxelloise du Centre culturel des Riches-Claires qui tenait absolument à accueillir pour la deuxième fois son spectacle coup de cœur: «Les Petites fêlures» de Claude Brougeyx.

C’est donc avec bonheur que nous ressortirons ce spectacle de ses cartons où nous avions cru l’enterrer, la mort dans l’âme, à la fin du Festival de la Cité en juillet 2008. Mais que notre public suisse se rassure! «Les petites fêlures» feront un détour par Lausanne, Bussigny et la Neuveville dès novembre 2009 et il est fort probable que ce spectacle tourne encore en Suisse romande.

Si vous souhaitez vous tenir au courant des nouvelles représentations ou des prochaines créations, le meilleur moyen est de consulter régulièrement notre site ou de nous laisser votre contact sur notre page d’accueil.

Au plaisir de vous revoir bientôt pour partager un peu de temps en ôdieuse compagnie.
 

Bilan des activités de l’ôdieuse compagnie en quelques chiffres

De septembre 2003 à mars 2010, l’ôdieuse compagnie aura créé 10 projets (7 spectacles et 3 événements spéciaux):

  • «Les Petites fêlures» 88 représentations
  • «C’est bô l’amour, une autre Saint-Valentin» 1 représentation
  • «1=3» 26 représentations
  • «A tapette et à roulette» 35 représentations
  • «Zéro de conduite» 38 représentations
  • «Les Présidentes» 26 représentations
  • «Concerto pour zygomatiques» 2 représentations à l’occasion du Petit Noël du Moulin-Neuf en collaboration avec les jeunes comédiens de la Mauvaise graine.
  • «Home» 12 représentations
  • «Triplement seul» rétrospective des trois premiers solos de Yann Mercanton
  • «Microfictions» 43 représentations

Sur ces 271 représentations, 131 ont été données dans le canton de Vaud, 78 dans d’autres cantons de la Suisse, 53 en Belgique et 9 en France.

Malgré des tournées qui comptent 39 représentations en moyenne par spectacle, l'ôdieuse compagnie ne bénéficie d'aucune subvention régulière.

Sur le plan national, l’ôdieuse compagnie se produit dans tous les cantons romands et dans le canton de Berne.

Le graphique ci-dessous reproduit (en pourcentage) le nombre de représentations que nous avons données dans chaque région.

Répartition des représentations

Le public se déplace de plus en plus nombreux pour voir les productions de l’ôdieuse compagnie, la reconnaissance médiatique se fait entendre en France comme à Bruxelles, les coproductions suisses et étrangères augmentent et misent sur la qualité de notre travail, enfin, les subventionneurs privés et publics (villes et cantons) nous permettent, chaque saison, d’aller un peu plus loin dans notre démarche artistique.

Nous regrettons seulement que ces éléments aient été totalement occultés par Pro Helvetia et que le Tribunal administratif fédéral n’ait pas tenu compte de la subjectivité et de la légèreté avec laquelle la fondation fédérale a traité la requête que nous avions introduite auprès d’elle pour le spectacle «Microfictions».

Nous déplorons également que Pro Helvetia se positionne comme un mécène avant d’être un subventionneur public. Un mécène qui opère des choix majoritairement zurichois et qui pense pouvoir juger de la création théâtrale francophone alors qu’il n’en maîtrise ni la langue ni les enjeux.

Que l’on se rassure, la jeune création romande a l'habitude de se passer du soutien Pro Helvetia. Il est même devenu plus prometteur de ne pas être soutenu par la Confédération puisque la majorité des romands au talent confirmé n’ont pas été soutenus avant d’être reconnus ailleurs et souvent en dehors des frontières de leur propre pays.

L’ôdieuse compagnie, tout comme beaucoup d’autres compagnies romandes, nourrit l’espoir que cette politique fédérale change, que les minorités culturelles et linguistiques de notre pays soient comprises au lieu d’être entendues, et que notre action sur le terrain soit assimilée à une véritable profession dont la fonction principale n’est pas de contribuer à une image idyllique ou prestigieuse de la Suisse, mais de faire battre l’Art de la scène dont la fonction vitale est de questionner et de confronter.

Yann Mercanton
Responsable artistique de l’ôdieuse compagnie

 

La compagnie © mano
 

Les artistes qui ont participé aux spectacles de l’ôdieuse compagnie

Roberto Baiza, Stéphane Blok, Françoise Boillat, Julie Bougard, Valérie Bovet, Fiamma-Maria Camesi, Coralie Chauvin, Daniel Delisle, David Doyon, Bernard Escalon, Andrea Esperti, Stéphane Gattoni, Laurence Gaye, Gaëlle Graf, Muriel Grandjean, Dominique Grosjean, Nedeljka Loncarevic, Gail Menzi, Yann Mercanton, Marie-Christine Meunier, Carmelina Peritore, Sandra Romanelli, Quentin Simon et Antonio Troilo.

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